« Est-ce que c’est prouvé ? » C’est une question que l’on me pose souvent quand je présente le Munz Floor. Jusqu’ici, je répondais par l’expérience : ce que je constate en cours, ce que les pratiquantes me racontent semaine après semaine. Depuis le printemps 2026, je peux aussi répondre par une étude scientifique publiée.
En avril 2026, la revue internationale Frontiers in Physiology a publié la première étude consacrée aux effets du Munz Floor sur le système nerveux. Ses résultats sont nets, et ils éclairent ce que beaucoup ressentent en fin de séance : un calme profond, presque immédiat.
Je vous propose de décrypter cette étude simplement : comment elle a été menée, ce qu’elle a mesuré, ce qu’elle montre… et ce qu’elle ne dit pas encore.
Une première publication dans une revue scientifique internationale
Qui a mené cette étude ?
L’étude a été conduite par une équipe de l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne (Suisse), sous la direction du Pr Grégoire Millet, spécialiste reconnu de la physiologie de l’effort. Elle associe le Dr Laurent Schmitt, expert de la variabilité cardiaque, un chercheur du CREPS de Vichy et Alexandre Munz, le créateur de la méthode.
Une publication sérieuse
- Revue : Frontiers in Physiology, revue scientifique internationale à comité de lecture
- Relecture : l’article a été examiné par deux chercheurs indépendants (Japon et Turquie) avant publication
- Éthique : le protocole a été validé par la commission d’éthique du canton de Vaud et respecte la déclaration d’Helsinki
- Accès libre : l’article complet est consultable gratuitement par tous
C’est une étape importante pour la méthode. Le Munz Floor s’appuyait jusqu’ici sur des années de pratique et sur des travaux menés avec l’INSEP ; il dispose désormais d’une publication scientifique que chacun peut lire et discuter.
Comment l’étude a été menée
Les participants
33 adultes en bonne santé (24 hommes et 9 femmes, âgés en moyenne d’une quarantaine d’années) ont participé à l’étude. Chacun a été son propre point de comparaison.
Deux sessions d’une heure, à trois jours d’intervalle
- Session 1 (contrôle) : rester allongé au calme pendant 60 minutes, sans bouger
- Session 2 (Munz Floor) : trois jours plus tard, à la même heure, suivre une séance complète de Munz Floor de 60 minutes
Comparer la séance à un repos allongé de même durée permet de répondre à une question essentielle : l’effet vient-il simplement du fait de s’allonger une heure, ou de la méthode elle-même ?
Un détail qui change tout : la séance s’est déroulée en visio
La séance de Munz Floor a été guidée à la voix, en visioconférence, sans aucun contact physique. Personne n’a été manipulé ni massé : les participants ont simplement suivi les indications vocales et réalisé eux-mêmes les mouvements, chez eux, sur leur tapis.
C’est exactement le format des cours en visioconférence que je propose.
Ce qui a été mesuré : la variabilité cardiaque
Avant et après chaque session, les chercheurs ont mesuré la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) grâce à une ceinture cardiaque, pendant 5 minutes allongé puis 5 minutes debout.
Votre cœur ne bat pas comme un métronome : l’intervalle entre deux battements varie sans cesse de quelques millisecondes. Ces variations reflètent l’équilibre entre les deux branches de votre système nerveux autonome :
- le système sympathique, l’accélérateur : alerte, effort, stress
- le système parasympathique, le frein : repos, récupération, digestion, réparation
Plus la variabilité est élevée au repos, plus le système parasympathique est actif. C’est un indicateur très utilisé en médecine du sport pour suivre la récupération et la fatigue.
Les résultats en chiffres
En position allongée
| Indicateur | Après 60 min de repos | Après la séance de Munz Floor |
|---|---|---|
| Fréquence cardiaque | −4 % | −12 % (de 62 à 54 battements/min) |
| RMSSD (activité parasympathique) | +8 % | +55 % |
| Puissance HF (activité parasympathique) | Pas de changement significatif | Plus que doublée |
| Équilibre sympathique / parasympathique | Pas d’amélioration | Bascule nette vers le repos |
Après la séance de Munz Floor, le cœur ralentit trois fois plus qu’après un simple repos. Surtout, les deux indicateurs du système parasympathique augmentent fortement, alors qu’ils bougent peu ou pas du tout après une heure allongé.
En position debout
C’est le résultat qui a le plus surpris les chercheurs. Debout, le corps sollicite naturellement le système sympathique pour maintenir la tension artérielle. Pourtant, après la séance :
- la fréquence cardiaque baisse de près de 10 % (contre 3 % après le repos)
- le RMSSD augmente de 46 %, alors qu’il ne change pas significativement après le repos
L’effet apaisant ne disparaît donc pas en se relevant : il se prolonge dans la position du quotidien.
La conclusion des chercheurs
Les auteurs concluent que la méthode Munz Floor est efficace pour augmenter de façon aiguë l’activité parasympathique. Ils la présentent comme une stratégie possible pour améliorer la récupération chez les sportifs et réduire l’impact du stress et de la fatigue dans la population générale. Ils soulignent aussi qu’elle peut être pratiquée de façon répétée sans effet indésirable.
Pourquoi le Munz Floor apaise le système nerveux
Les chercheurs avancent trois explications, qui correspondent aux trois piliers d’une séance.
1. La voix qui guide
Une séance de Munz Floor est entièrement guidée à la voix. Le ton posé, le rythme lent et les pauses installent un état proche de la méditation. Or l’effet de la méditation et de la pleine conscience sur le système parasympathique est bien documenté.
C’est pourquoi je soigne autant ma guidance vocale que le choix des mouvements : elle fait partie intégrante de la méthode.
2. La lenteur extrême des mouvements
Les mouvements du Munz Floor sont réalisés très lentement. Cette lenteur ralentit naturellement la respiration, et une respiration lente est l’un des moyens les plus directs d’activer le système parasympathique.
3. Les spirales qui étirent les fascias
Les mouvements spiralés étirent les fascias, ces membranes qui enveloppent muscles et organes. Les fascias sont riches en récepteurs sensoriels (les mécanorécepteurs) en lien étroit avec le système nerveux autonome. Plusieurs travaux montrent que les approches centrées sur les fascias favorisent l’activité parasympathique ; cette étude le confirme pour des étirements spiralés réalisés seul au sol.
Ce que l’étude ne dit pas (encore)
Je tiens à vous présenter cette étude honnêtement. Ses résultats sont encourageants, mais ils ont des limites que les auteurs reconnaissent eux-mêmes :
- Effet immédiat d’une seule séance. L’étude mesure ce qui se passe juste après une heure de pratique. Les effets d’une pratique régulière sur plusieurs semaines restent à étudier.
- Des personnes en bonne santé. Les participants ne souffraient pas de douleurs chroniques. On ne peut pas transposer directement ces résultats à une pathologie particulière.
- La douleur n’a pas été mesurée. Les auteurs expliquent qu’un lien entre activité parasympathique et diminution de la douleur est décrit dans d’autres études, mais ils ne l’ont pas vérifié ici et appellent à de nouvelles recherches.
- Un protocole simple. La session de repos a toujours eu lieu avant la séance de Munz Floor, et les participants savaient ce qu’ils pratiquaient.
- Le créateur de la méthode est co-auteur. Alexandre Munz a participé à l’étude et a guidé la séance. Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêt financier, et l’article a été relu par des chercheurs indépendants.
Ces limites ne retirent rien à la qualité des résultats : elles indiquent simplement la prochaine étape de la recherche. La science avance ainsi, étude après étude, et je suis heureuse que le Munz Floor fasse désormais partie de ce mouvement.
Le Munz Floor ne remplace pas un avis médical. Si vous souffrez de douleurs persistantes, consultez d’abord votre médecin.
Ressentir ces effets : en salle à Longeville-sur-Mer ou en visio
Ce que l’étude mesure en chiffres, beaucoup le décrivent avec leurs mots à la fin d’un cours : un cœur qui s’apaise, une respiration plus ample, des tensions qui se dénouent et une sensation de calme qui se prolonge bien après la séance.
Je vous propose de le vivre par vous-même, en cours collectifs :
- En salle à Longeville-sur-Mer, pour les habitants de La Tranche-sur-Mer, Saint-Vincent-sur-Jard, Jard-sur-Mer, Angles, Talmont-Saint-Hilaire et des environs
- En visioconférence, depuis chez vous, partout en Vendée et ailleurs : le format même de l’étude
Évacuer le stress et les tensions musculaires avec le Munz Floor →
Référence de l’étude : Schmitt L, Munz A, Schmitt C, Laurent R, Millet GP (2026). Acute effects of « Munz Floor »® fascial stretching on autonomic nervous responses assessed by heart rate variability. Frontiers in Physiology, 17:1793941. Lire l’étude complète (en anglais) →


